Motoblouz.com choisit la solution de searchandising de Compario pour améliorer la transformation et fidéliser ses clients

Publié par : pascal le 28 juin.10

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Motoblouz, leader de la vente en ligne d’équipement et vêtements motos, a choisi la solution de searchandising de Compario pour optimiser son site E-Marchand et atteindre ses objectifs de forte croissance.

Thomas Thumerelle, son président, s’exprime dans une vidéo accessible ici. 

Créé il y a 5 ans, Motoblouz est aujourd’hui le numéro 1 sur le secteur de l’équipement et du vêtement moto. Motoblouz a lancé la marque Dexter pour mieux contrôler ses produits et proposer le meilleur rapport qualité /prix à ses clients. Son entrepôt de Rouvroy dans le Nord-Pas-de-Calais est équipé pour livrer plus de 1.000 colis par jour au moment des pics d’activité.

Fidéliser ses clients et accroître les taux de conversion

Face à des coûts d’acquisition client toujours plus élevés, Motoblouz a décidé d’investir dans la technologie afin de capitaliser sur sa clientèle en la fidélisant.
« Nous cherchons à offrir le meilleur service à nos clients, pour mieux les fidéliser, explique Thomas Thumerelle. Ce service passe aujourd’hui par une navigation optimisée sur le site et des fonctionnalités riches de recherche, comparaison et aide au choix. »

Avec plus de 600.000 visiteurs uniques par mois, le site marchand se devait d’offrir des dispositifs innovants et les techniques les plus récentes de recherche et navigation sur le site. Sa plateforme actuelle, Magento, n’offrait pas les fonctionnalités de E-Merchandising que Motoblouz souhaitait mettre en place.

Les critères de choix
Motoblouz a mené sa recherche de solution avec méthode, en comparant objectivement les fonctionnalités des solutions du marché et en faisant réaliser un prototype rapide à partir d’un extrait de son catalogue produit.

Ce sont d’abord les fonctionnalités et l’ouverture de la solution Compario qui ont séduit Motoblouz : « La souplesse de paramétrage de Compario nous permet de garder une totale indépendance dans le développement de nos règles d’E-Merchandising. Compario s’intègre également avec les solutions du marché, qu’il vient compléter en apportant des fonctions à réelle valeur ajoutée », explique Thomas Thumerelle.

La pérennité de l’entreprise et l’engagement sur le budget et les délais faisaient également partie des critères de choix.
Thomas Thumerelle a également été séduit par la proximité des équipes et leur double compétence métier et technologie, ainsi que par le système d’Open Innovation créé par Compario. « Ce sont les clients qui définissent les fonctionnalités qu’il souhaitent voir dans les futures versions de la solution, explique-t-il. Un bon moyen de conserver son avantage concurrentiel avec une solution qui évolue au même rythme que nos métiers. »

Une solution Green IT

Autre avantage de la solution de Compario : l’optimisation du logiciel pour réduire les besoins en puissance serveur. Une véritable solution Green IT que Motoblouz apprécie particulièrement : « En nous soulageant des aspects de maintenance de l’infrastructure technique, l’externalisation de notre solution informatique nous permet de nous recentrer sur notre cœur de métier. Si nous avions connu ce type de solution, nous l’aurions fait plus tôt. »

Pascal Podvin, CEO de Compario : « Motoblouz est un magnifique projet dont l’équipe dirigeante a su faire les bons choix pour une croissance rapide. Nous sommes heureux d’avoir été choisis – en complément de Magento - pour accompagner leur succès. »


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IRCE 2010 : les grandes tendances E-Commerce

Publié par : pascal le 25 juin.10

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IRCE, le plus grand salon américain dédié au E-Commerce, organisé par Internet Retailer, s’est tenu il y a quelques jours à Chicago. Nous y étions et nous avons le plaisir de vous livrer les grandes tendances et évolutions de l’E-Commerce aux Etats-Unis.

 

 

 


Dans l’infrastructure gigantesque du hall d’exposition McCormick place de Chicago, le salon IRCE semble modeste, car il n’occupe qu’une partie assez réduite du bâtiment ouest.  Il accueillait toutefois cette année 175 conférenciers et 4.500 participants payants, attirés par le thème 2010 : la relance du marché.

En effet, les ventes du secteur retail sur Internet  aux Etats-Unis ont repris leur croissance : entre 6% (Mintel) et 10% (Forrester) selon les sources. Pour les Top 500 E-Marchands, les ventes en ligne augmentent de 9%, alors que les ventes en magasin baissent de –(7%). Pour certains, comme Macy’s, la hausse est spectaculaire : ses ventes en ligne bondissent de +40% alors que ses ventes magasin s’effondrent de –(7,6%).

Cette ascension irrésistible du online lui confère désormais un statut majoritaire. Forrester prévoit ainsi que 51% des ventes totales US seront influencées par le web en 2013, ce qui représentera mille milliards de dollars. De même, les medias traditionnels sont dépassés par le web pour les générations Y (18-25 ans) et X (Baby Boomers, nés dans les années 60), qui utilisent davantage internet que la TV, la radio ou tout autre media.

Au terme de ces trois jours de conférences, d’échanges et de rencontres, quatre thèmes de réflexion principaux émergent :

1.    Le Searchandising : préoccupation du moment,  la combinaison de la recherche et du merchandising est le thème qui génère le plus de réflexion et de présentations. C’est ainsi que l’éditeur de moteur de recherche LSI est aussi visible que Facebook dans la signalétique des exposants du salon.
2.    Les média sociaux : omniprésents, objets de nombreuses conférences et thème de l’un des deux ateliers qui occupent une journée entière du salon, les média sociaux sont un canal à part entière, un prolongement naturel du E-Commerce : dans quelques exemples d’applications, la gestion du panier se fait directement dans Facebook, dont on rappelle que l’audience de 450 millions de membres le hisse au rang de 3ème « population » mondiale derrière la Chine et l’Inde.
3.    L’internationalisation semble la prochaine préoccupation sur un marché américain dont on connaît le niveau de saturation. C’est notamment le sens du discours d’ouverture de Dennis McEniry de Estee Lauder (201 sites dans 40 pays). C’est aussi la présence très remarquée du chinois Alibaba sur l’un des plus grands stands du salon, ainsi que de la délégation française. Conduite par Cécile Delettre, chef du pôle distribution d’UBIFRANCE à New York, cette délégation rassemblait une trentaine de sociétés parmi lesquelles Yves Rocher, Nathan et Sarenza.
4.    La mobilité : tenue pour acquise, elle est présente dans quasiment chaque présentation, ainsi que dans le workshop du dernier jour et  sur les stands de tous les exposants, qui semblent s’être passé le mot pour offrir un iPad.

Searchandising et mobilité
La vision de Google est principalement orientée sur le mobile commerce.  Le géant du web annonce déjà 100.000 téléphones Android expédiés chaque jour, et révèle que la moitié des connexions internet se font désormais via les téléphones mobiles. Pour Internet Retailer, la recherche de produits ou d’informations (49%) arrive avant l’achat (39%) parmi les usages des internautes sur les sites web. D’où l’importance de tirer parti de ce processus de recherche pour mettre en avant les produits avec un merchandising de qualité.

L’internet mobile croît 8 fois plus vite que l’internet PC, et l’on remarque une utilisation intensive le week-end. Le shopping mobile complète donc le shopping sur ordinateur. Mais avant d’acheter, le client cherche (pour 87% d’entre eux). La recherche sur mobile a été multipliée par 30 ces 3 dernières années. Elle est bien sûr plus locale (1/3 des recherches sur appareil mobile sont locales, contre 1/5 sur un ordinateur), d’où l’intérêt pour les commerçants de mettre en avant leurs boutiques.

Google encourage les E-Commerçants à mixer les canaux offline et online avec des exemples précis : Macy’s affirme que 1 $ dépensé en ligne génère 6 $ de ventes en boutique dans les 10 jours. Chez Best Buy, 80% des clients en magasin ont fait des recherches en ligne avant leur achat.

L’ère du « Splinternet »
Selon Forrester , nous expérimentons aujourd’hui le « Splinternet » (l’internet éclaté) : il s’agit d’une nouvelle ère où les utilisateurs se connectent via de multiples terminaux et utilisent de plus en plus les media sociaux, indépendamment du lieu où ils se trouvent ou de l’appareil utilisé, ce qui engendre une multiplicité d’interactions.

Le futur du commerce n’est pas tant dans le multi-canal que dans l’inter-canal : il ne s’agit pas de servir le client canal par canal, mais de le servir de façon transparente à travers tous les canaux. Organisation, expérience client et technologie sont encore organisés en silos, mais ils doivent disparaître, afin de s’adapter à l’unification de l’expérience online-offline.

Le développement du Mobile Commerce
Julie Ask, Vice Présidente en charge du mobile commerce chez Forrester, explique que le mobile n’est pas un substitut du PC mais en prolonge les usages : il y a aujourd’hui 4 fois plus de téléphones mobiles que d’ordinateurs et le mobile est le seul terminal digital pour beaucoup de clients.

Le mobile commerce présente de multiples visages, entre influencer la vente en magasin et effectuer la vente réellement sur le téléphone. Pour le moment, les usages restent limités, avec principalement  le contrôle du statut de la commande,  la recherche d’un magasin, la comparaison de prix, la réservation, et  la réception d’alertes par SMS. Mais Ebay annonce qu’il a vendu pour plus de 400.000 $ sur le canal mobile à ce jour, et qu’il prévoit plus d’un milliard de $ dans les 12 prochains mois.

David Sikora, CEO de Digby, présentait lui aussi une vision très optimiste. Pour lui, le mobile est le canal qui unifie tous les autres (point de vente, internet, catalogue,  les réseaux sociaux…) et la puissance des smartphones et des réseaux permet d’effectuer davantage de tâches sur le mobile. La bande passante disponible sur le réseau et les prix pratiqués par les opérateurs risquent toutefois de devenir les goulots d’étanglement de la progression des services sur mobile.

Vendre et séduire grâce aux réseaux sociaux
Deux agences web animaient avec brio une conférence sur les média sociaux, au cours de laquelle les participants pouvaient voter en direct grâce à leur téléphone mobile. Parmi les sites passés au crible, Burberry, dont le microsite Facebook compte plus d’un million de fans  et lui amène 10% d’accroissement des ventes en magasin.

Jimmy Choo propose une application de géolocalisation, associée à un jeu : celui qui trouve le représentant de Jimmy Choo dans Londres, sur la base d’indices laissés sur Facebook, gagne une paire de chaussures.

Ikea place des photos de showrooms sur sa page Facebook : le premier internaute à tager son nom sur un produit le gagne. La demande pour de nouvelles photographies croit de façon exponentielle, ainsi que les ventes sur le site web et en magasin.

Procter and Gamble, lui, propose CauseWorld, un jeu fondé sur le scan de codes-barre, qui attribue des points afin de faire une donation à une œuvre de charité. Cette application permet à P&G de connaître le moment exact pendant lequel le client tient le produit en main, et de lui faire passer des messages ultra-ciblés.

Social media et merchandising
L’aspect social du web, c’est aussi intégrer l’avis du client au sein de son catalogue.  60% des E-Marchands aux USA utilisent déjà les revues des utilisateurs, mais pour Ken Burke, Chairman de Marketlive, c’est déjà de la technologie ancienne. Ce qui compte, c’est l’exploitation des revues sous forme de merchandising. La clef de l’évolution du shopping social est l’intégration : intégration au cœur du site sous forme de règles de searchandising, et intégration au cœur de la vie des clients. Wetseal, par exemple, fait du social merchandising : les 3 meilleures associations de vêtements et accessoires réalisées par les clients sont publiées en temps réel sur le site.

Ken Burke met également l’accent sur l’agrégation de contenu, une des clefs différenciatrices des sites marchands. Selon Forrester, 37% des sociétés vont investir sur la gestion du contenu d’ici 2012. Les guides d’achat, les informations éditoriales déstructurées, jouent un rôle de plus en plus important dans le merchandising. Il s’agit maintenant de gérer du contenu connecté : agrégé, affilié de nature éditoriale aussi bien que produit ou généré par les utilisateurs.

La personnalisation transforme l’expérience client
Autre tendance forte : la personnalisation. Le mot d’ordre sur le salon de Chicago : « Personalize everything ! », personnaliser l’expérience client bien au-delà des recommandations de produits.

Pour le site Steve Madden, vendeur de chaussures et accessoires, les résultats de la personnalisation sont probants : +112% pour le taux de conversion et +11% pour le montant du panier moyen.  

Robert Cell, le CEO de MyBuys.com conseille de développer au maximum les recommandations personnalisées : sur la homepage, sur les pages de résultats de recherche, sur les informations produits, mais aussi au niveau des catégories produits, de la gestion du panier, etc.

Commerce ou E-Commerce ? La frontière s’estompe
Les tendances détectées sur le salon IRCE de Chicago ne sont pas révolutionnaires, elles confirment ce que nous constatons chaque jour en tant qu’utilisateur et observateur du web : le client prend une place prépondérante dans le E-Commerce. Les sites web doivent lui fournir le meilleur service et l’assister dans son acte d’achat, en respectant ses habitudes et ses choix. C’est le client qui décide quel canal il souhaite utiliser, qui accepte ou non les services que l’E-Marchand lui propose, qui partage avec sa communauté ses choix et ses avis, mais c’est lui aussi qui quitte très vite un site s’il n’y trouve pas ce qu’il est venu y chercher. Au final, le « E » de E-Commerce disparait peu à peu, à mesure que la frontière entre offline et online s’estompe, l’un et l’autre prenant une place légitime et complémentaire dans la vie la plus intime du client.

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De l'usage du Multicanal

Publié par : pascal le 21 juin.10

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Aujourd'hui, 61% des internautes se renseignent sur internet avant de faire un achat en magasin, et à contrario, 41% des consommateurs se rendent en magasin pour choisir un produit, avant de l'acheter en ligne.
Désormais, les consommateurs sont des acheteurs multicanaux qui s'informent en amont de leurs achats en utilisant différents moyens de communication.

I-entreprise n°51 mai-juin 2010 - De l'usage du multicanal

"La majorité des entreprises a compris l'intérêt d'appliquer une stratégie multicanale. Mais en font-elles bon usage ?
Certes, elles offrent aux clients différents canaux de distribution, mais proposent-elles la même qualité de services sur l'ensemble de ces canaux ?
La réponse est non. i-entreprise vous conseille sur la manière d'optimiser votre modèle économique pour fidéliser votre clientèle, et ainsi augmenter votre ROI (…)"

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Compario déménage !

Publié par : pascal le 14 juin.10

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Nouvelle adresse du bureau parisien à partir du 15 Juin 2010:

21 rue de la Banque, 75002 Paris

Tel: + 33 1 42 80 14 57

Métro: Bourse • Parking: Paris Bourse

Plan d'accès

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Decade réalise le site de Sarenza et 3 Suisses Belgique

Publié par : pascal le 14 juin.10

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Partenaire certifié Compario, Decade a réalisé le site Sarenza ainsi que – sur la base de la technologie Compario - celui de 3 Suisses Belgique, le premier site marchand du pays, qui sortira prochainement en production. Nous sommes hereux de travailler avec cette équipe très professionnelle, dont les principaux dirigeants s’expriment dans cette excellente video relayée notamment par Microsoft.

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2010 : l’Année du Mobile Commerce

Publié par : pascal le 7 juin.10

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Le commerce mobile est présenté depuis longtemps comme le nouvel eldorado. Ces dernières années, la ruée vers l’or du commerce mobile a été régulièrement annoncée, mais pour le moment, il faut bien avouer que nous n’avons vu ni la ruée, ni l’or.
Cette année pourtant, la tendance s’affirme avec davantage d’offres et des chiffres qui deviennent un peu plus significatifs.
Pour échanger sur ce sujet plein de promesses, Pascal Podvin, président du Café du E-Commerce réunissait en table ronde le 18 mai dernier :

•    François Klipfel, Deputy General Manager, GfK Retail and Technology France
•    Jean-François Gomez, Responsable Business Développement pour la distribution et l’industrie, Microsoft
•    Julien Saumande, Fondateur de Phocéis.


Commerce Mobile : comment le Caractériser ?
Il n’est pas simple de caractériser le commerce mobile, car le concept recouvre de nombreuses réalités selon les devices et les usages. Mobile phones, smartphones, bornes, etc. on peut dire que ces différents terminaux et modes d’utilisation participent du commerce mobile avec, bien entendu, des implications très différentes pour les E-Marchands. Pour ne pas nous cantonner à la transaction, nous évoquerons ici le « commerce » dans son périmètre le plus large, en incluant les solutions de marketing mobile, les applications autour des services ou les dispositifs de génération de trafic vers les magasins.

Les Ventes de Mobiles et Smartphones
GfK étudie le marché des appareils multimedia mobiles et des smartphones en rassemblant les données en provenance des fabricants et principaux distributeurs. « Ce marché est l’un des plus dynamiques, il devrait tripler dans les trois prochaines années », constate François Klipfel de GfK. Le panéliste constate une percée très importante des smartphones. En 2009, ils ont en effet représenté 15% des ventes de téléphones mobiles, avec 23,6 millions d’unités vendues, soit 35% du marché en valeur. Les prévisions 2010 sont de 26% en volumes, soit près de la moitié du marché en valeur.
Autre signe de la suprématie de ces terminaux : l’annonce de Nokia qui modifie totalement son organisation pour se focaliser sur les PDA et smartphones.

Quelle Stratégie Adopter ?
Lancer une application mobile nécessite de définir avant tout sa stratégie pour aborder le marché des mobinautes. Que souhaite-t-on leur proposer ? Une navigation sur mobile facilitée ou une application à télécharger ? Un reflet exact du site web ou une nouvelle expérience utilisateur ? Doit-on positionner son application avant, pendant ou après l’achat ? Souhaite-t-on proposer de l’information ou jouer sur l’émotion ?
Il ne faut pas oublier que le mobile offre avant tout la possibilité de téléphoner de partout : pourquoi ne pas prévoir par exemple d’afficher un numéro pour appeler le chef de rayon, lorsqu’on se trouve dans un magasin ? L’appareil photo peut servir à photographier ce que l’on cherche pour le montrer au vendeur. Avec le navigateur ou l’application mobile, les fonctions de recherche, de comparaison et d’achat deviennent possibles en situation de mobilité.
« Il ne faut pas non plus négliger le cycle de vie de son application mobile », explique Jean-François Gomez de Microsoft.
Les usages évoluent, il faut savoir analyser le comportement de l’utilisateur pour faire vivre son application mobile.
Ces choix devront en effet se faire en connaissant les usages des mobinautes, qui peuvent varier selon le matériel utilisé.

Motivations d’Achat des Smartphones et Usages
L’achat d’un smartphone est un achat réfléchi : 45% des acheteurs recherchent de l’information sur le web et un sur trois prend conseil auprès de ses amis avant de choisir un smartphone. Les fonctionnalités représentent d’ailleurs le premier critère de choix, devant le prix. Et les utilisateurs de smartphones sont très consommateurs de ces nouveaux usages.
 
Le commerce mobile est encore faible parmi les usages mobiles. Mais la navigation Internet est en 4e position chez les possesseurs de smartphones, derrière l’utilisation de toutes les capacités multimedia (photo, vidéo et musique). N’oublions pas que les applications de M-Commerce peuvent tirer parti de toutes fonctionnalités des devices (y compris la photo et la vidéo) pour inventer un nouvel usage de commerce.
La messagerie instantanée est aussi un usage en bonne place chez les possesseurs de smartphones, et qui se révèle très addictif : un potentiel à creuser pour les annonceurs.

Un Nouveau Paradigme de Distribution
Nous constatons donc que les terminaux mobiles accompagnent ou même véhiculent une transformation des modes de commerce.
Il est nécessaire d’intégrer ces différentes dimensions et de mesurer tout ce qui se consomme (téléchargements, streaming,…) pour prendre en compte la valeur réelle du Mobile Commerce.

Une Relation à créer avec les Mobinautes
Ce sont les clients qui choisissent la relation qu’ils souhaitent nouer avec la marque. « Il est nécessaire pour le fournisseur d’être présent dans la sphère digitale du client, qui est maintenant très proche de sa sphère sociale », explique Jean-François Gomez. Si une relation de confiance s’établit, le client sera prêt à délivrer de l’information et à autoriser la marque à le contacter, en utilisant notamment le canal mobile et ses nouvelles capacités (géo-localisation notamment) : une formidable opportunité pour la marque de créer une relation de proximité à travers un canal que le client a toujours avec lui.

Le smartphone permet une réelle proximité client, mais il faut respecter ses souhaits car son engagement via son mobile est très fort.


Quels Usages pour une Application de M-Commerce ?
Pour Julien Saumande de Phocéis, les fonctionnalités et usages des appareils mobiles permettent de reproduire tout le processus d’achat d’une boutique en ligne :
o    Achat en mobilité : réponse à un besoin rapide (ex : places de cinéma) ou à un achat d’impulsion (ex : ventes privées).
o    Multitouch, grand écran (iPad) : les nouveaux catalogues de VAD sont arrivés (ex : Gap sur iPad)
o    Notifications push : envoi d’offres spéciales, d’alertes (expédition, …)
o    Génération de codes barres : tickets ou coupons de réduction
o    GPS : localisation du point de vente, push géolocalisé (ex : restaurant), localisation du consommateur
o    Appareil photo : réalité augmentée, lecture de code 2D (codes promotionnels sur publicité ou lien vers un article), identification de produits
o    Dématérialisation de la carte de fidélité : ouverture en magasin, suivi points, en attendant le NFC.

Ne négligeons pas non plus l’utilisation des tags (code-barres, flashcode, MS Tags…) qui  permettent le lien entre le marketing print et le marketing digital. Les marques commencent à les utiliser dans leur stratégie multi-canal. « L’investissement technologique n’est pas l’essentiel, il faut surtout s’assurer que l’organisation et les processus sont adaptés à ces nouveaux dispositifs », explique Jean-François Gomez.

Application ou Site Mobile ?
Avant de se lancer, il est important de bien différencier applications et sites mobiles, qui présentent des avantages distincts, et qui répondent à des objectifs différents :

Avantages d’une application
Avantages d’un site mobile
o     Un format vraiment adapté
o     Une plus grande facilité d’utilisation pour le grand public
o    Des possibilités de fonctions plus avancées qu’avec une version web mobile
o    L’accès à l’écosystème de l’App Store, iAd et la possibilité de monétiser une application
o     Ca créé le buzz ! (mais il faut se faire un place parmi toutes les applications déjà disponibles)
o     Un seul développement et un déploiement immédiat pour toutes les plateformes
o     Des économies sur le coût de développement
o     L’indépendance vis-à-vis des App Stores et des opérateurs
o     Pas de commission à reverser à un App Store

 « L’HTML 5 va également permettre de développer des sites mobiles qui utiliseront le GPS et les appareils photos », précise Julien Saumande.

Quelques exemples d’applications
Les applications mobiles sont très utiles dans la phase d’aide à l’achat : Castorama avec son calculateur de surfaces pour évaluer les quantités de matériaux nécessaires, Carrefour Cook qui permet d’ajouter à sa liste de courses les ingrédients d’une recette, Accorhotel qui localise les hôtels les plus proches et donne accès aux promos en cours, sont quelques-unes des applications mobiles disponibles actuellement.
Dans le secteur de l’assurance, Axa propose de renseigner un pré-dossier en cas d’accident, avec ajout des photos prises par le smartphone, coordonnées des témoins et recherche du réparateur le plus proche.
Enfin, des géants de l’E-Commerce comme Amazon proposent depuis quelques temps déjà leur application mobile qui permet d’aller jusqu’à l’achat. En France, La Redoute, ou la Fnac avec Tick&Live sont lancés eux-aussi dans la transaction sur mobile.


Mutualiser les Efforts pour Gérer la Multiplicité des Devices
Le problème principal reste la nécessité de composer avec la mutiplicité des devices et des formats. Les plateformes sont effectivement diverses. Elles sont à distinguer, non seulement pour l’aspect technologique, mais également parce qu’elles adressent différents usages et différents segments de marché.

Mais en examinant les segments de populations utilisateurs de smartphones, il s’avère que les différences sont de moins en moins marquées. Certaines catégories sont prêtes à de véritables sacrifices financiers pour s’offrir un abonnement smartphone. « Nous assistons à un retour de l’émerveillement technologique avec le smartphone » affirme François Klipfel.
Chez les plus jeunes, les digital natives, on constate également de nouveaux usages, avec le multi-canal simultané (ex : surf sur mobile tout en regardant la télévision).
Il est également intéressant d’analyser les croisements entre ventes de terminaux et téléchargements d’applications pour bien comprendre les usages par type de mobile.

Les Questions à se Poser avant de Démarrer
Pour Jean-François Gomez, un projet mobile doit faire l’objet d’un véritable business plan. Les gains sont parfois complexes à évaluer car le mobile, s’il ne permet pas toujours la transaction, est souvent le lien indispensable pour conduire à l’achat sur un autre canal.
Il faut donc bien évaluer l’infrastructure nécessaire pour reconnaître et suivre le client, analyser son comportement, et surtout être capable de consolider cette information avec celle des autres canaux d’interaction.
La relation avec le client doit aussi faire partie des préoccupations majeures du fournisseur lors d’un projet mobile : les clients veulent de l’information personnalisée, mais il faut bien s’assurer qu’ils sont d’accord avant de leur proposer de nouvelles applications (ex : géo-localisation, rappel des commande passées, suivi du parc installé). Mais le temps gagné et la praticité des services proposés sont là pour convaincre le client de l’intérêt de ces nouvelles applications.

Quelques Choix Technologiques à bien Appréhender
Une fois la stratégie définie, quelques questions techniques sont à soulever, pour choisir la meilleure solution face aux objectifs de l’application.
Tout d’abord, faut-il une application connectée ? Trois modes sont possibles pour faire fonctionner une application : déconnecté, connecté par une synchronisation régulière, connecté en temps réel. Selon les volumes de produits au catalogue et le besoin de réactivité (accès au stock, calcul de tarif…), le choix peut s’imposer.
Pour la connexion au site web, plusieurs alternatives s’offrent aussi : la création de web services, l’utilisation du mobile comme canal complémentaire du site existant, ou encore la duplication des référentiels avec réplication des données, qui peut être nécessaire pour des besoins de performance.
Les modes de synchronisation et d’accès au site web doivent s’envisager en alliant les besoins d’ergonomie et de praticité de l’application, mais sans négliger les problématiques de performance.
La question de la finalisation de la transaction se pose également, car il peut être judicieux (et moins coûteux en termes de développement) de s’arrêter à la constitution du panier, pour proposer de finaliser l’achat en effectuant le paiement via un autre canal.
Enfin,  face à la multiplicité des applications, il est intéressant d’observer le positionnement de Microsoft avec Windows Phone 7 : plutôt que de passer d’une application à une autre, avec une organisation en silos, l’idée est de se recentrer sur les relations et de positionner le lien social avant l’application. Il sera donc proposé de parcourir ses contacts (amis ou marques) à travers les différentes applications.
« Le mobile est un point d’entrée privilégié pour accéder à son réseau social », explique Jean-François Gomez. Pour gagner la confiance du client et lui proposer une expérience unique, cette nouvelle vision de la navigation mobile est nécessaire.

Sécuriser le Paiement
Le choix de proposer une application permettant l’achat entraîne également la question de la sécurisation du paiement. Dans certains pays comme la Corée, le Japon, ou même  l’Autriche, c’est le NFC (Near Field Communication) qui s’est imposé pour assurer le paiement des transactions. En France, des discussions entre opérateurs, banques et constructeurs de terminaux ralentissent la mise en place de ces nouveaux dispositifs. Mais les choses évoluent. A Nice, le NFC vient d’être lancé sur une opération impliquant différents acteurs et permettant aux usagers de payer leurs titres de transport avec leur mobile.
D’autres solutions peuvent également s’envisager, comme le micropaiement, la saisie directe du n° de CB sur l’application, ou encore la finalisation du paiement sur un autre canal (centre d’appels, site web…).

Approche Analytique Associée
Pour Jean-François Gomez, l’analyse des usages est essentielle pour suivre le parcours du client et s’adapter rapidement aux évolutions de son comportement. « L’enjeu est de réconcilier tous les canaux pour engager une relation efficace avec lui, mais il faut pour cela disposer de capacité de calcul très importantes».
Les nouvelles solutions à la demande (« dans le Cloud ») offrent une alternative intéressante pour disposer pendant un temps donné des capacités de traitement nécessaires pour analyser des volumes de données importants.

GfK développe une solution innovante et unique testée actuellement par une dizaine d’opérateurs dans le monde.
Elle permet de mesurer tout ce qui transite dans les « tuyaux » des opérateurs : mots-clefs saisis, applications utilisées, sites visités, voire même taux de transformation. En traçant le parcours client de manière anonyme, cette solution analytique permet de comprendre le comportement du mobinaute et d’adapter ses applications et services. Elle donne notamment des résultats très différents sur les comportements des utilisateurs, selon qu’ils sont équipés d’un téléphone mobile, d’une carte 3G, ou d’un smartphone.
La mesure devient extrêmement précise et permet d’adapter le service en fonction de paramètres à la granularité de plus en plus fine.
 

Le futur en quelques chiffres
Pour terminer sur une vision d’avenir optimiste, rappelons quelques projections sur le commerce mobile dans le monde : en 2010, le M-Commerce devrait doubler aux Etats-Unis, pour atteindre 2,42 Mds de $. Il représentait en 2009 1,5% du commerce en ligne, et ce chiffre devrait passer à 8,5% en 2015 selon le cabinet Coda Research, pour représenter près de 24 Mds de $.

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