Révolution Internet : le message, c'est le medium !
Publié par : Pascal Podvin le 27 mai.11
Quand le Président Nicolas Sarkozy, lors de l’ouverture du eG8, évoque les 3 mondialisations, en faisant référence à Colomb, Galilée, Newton, Edison, il indique fort justement que la révolution Internet n’appartient à personne, mais qu’elle a bouleversé notre rapport au temps, notre perception historique et l’image que nous nous faisons du monde. Bien que je partage ce point de vue, il me semble qu’au-delà des usages, cette révolution qui fait d’Internet le fondement principal de la connaissance et de l’économie dans le monde, provient avant tout d’une profonde transformation de l’usage du Mot.
Avec Gutenberg et l’alphabet imprimé, la représentation spatiale du langage a façonné pendant 6 siècles notre conscience et notre vision du monde. L’alphabet imprimé a forgé dès le XVème siècle notre perspective et notre façon de penser. En découlent la suprématie du rationnel et du visuel, la segmentation des actions, l’automatisation, le capitalisme et le nationalisme, l’uniformisation de la culture et l’aliénation de l’individu.
Or, comme dans un laboratoire, je l’observe quotidiennement dans notre business : la suprématie du Mot s’effrite, la part du sémantique disparait peu à peu (ce qui est appelé le « web sémantique » n’est pas en contradiction avec cela, au contraire), pour laisser davantage de place à la navigation digitale (John Donahoe, Président et CEO de Ebay Inc., faisait allusion lors du eG8 à cette enfant de 3 ans qui pensait que la télévision était cassée car elle ne réagissait pas à la navigation digitale, comme son iPad …). La recherche par forme ou par couleur prend de l’importance, Dailymotion en est devenu le moteur leader. La reconnaissance vocale et la reconnaissance gestuelle de type Kinect de Microsoft, arrivent à grands pas. La géolocalisation met à l’honneur les données cartographiques et limite aussi l’usage de l’écrit. Les enfants désapprennent à écrire, l’alphabet imprimé perd clairement de sa suprématie et avec lui, c’est notre perspective et notre conscience qui se transforment. Comment ?
Lorsque Sheryl Sandberg présente Facebook, de quoi parle-t-elle ? Elle parle de communautés reliées entre elles. Elle parle du fait que la recherche d’informations (« information retrieval ») laisse sa place à la découverte sociale (« social discovery »).
Je le constate également dans le secteur du e-commerce : les internautes naviguent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Ce que je constate surtout, c’est que dans le commerce connecté, les avis des autres influencent plus que tout le consommateur. Je constate également à quel point ce changement impacte l’organisation sociale : il affecte l’organisation dans l’entreprise, j’y travaille au quotidien avec mes clients. Par ailleurs, les nombreux exemples puisés au cours de cet eG8 dans l’actualité du monde arabe, montrent à quel point l’organisation sociale et politique du monde est, elle aussi, affectée.
C’est pourquoi je ne peux être d’accord avec le professeur d’Harvard Lawrence Lessig (le terriblement ennuyeux John Gapper et lui ont malheureusement du perdre un peu de sens dans la traduction), qui indique que Nicolas Sarkozy est passé à côté du point « Do No Harm ». Pour ma part, je ne crois pas qu’il soit passé à côté, bien au contraire. Il comprend bien que ce qui se profile est l’avènement du « Global Village » (expression de McLuhan), avec la menace qu’il représente pour les gouvernements, pour la démocratie, pour la liberté, la sécurité, l’équité telles que nous les connaissons aujourd’hui.
J’observe à l’œuvre les effets bouleversants de l’Internet de ce point de vue : accélération, incertitudes, organisations en perpétuelle réinvention et sans cesse inadaptées … et formidable croissance du Commerce Connecté. Comment ne pas comprendre alors le discours de Nicolas Sarkozy, l’urgence selon lui de réguler Internet, de le contrôler ? Klaus Schwab, l’organisateur du sommet de Davos, indique fort justement qu’Internet est bien davantage qu’un outil, c’est une nouvelle façon de vivre (« a new way of life »). Bien sûr, il a raison. Mais j’irai même encore plus loin : la révolution est en marche, elle est inéluctable, parce qu’elle se situe dans la façon dont notre mode de représentation – fondé jusqu’à présent sur l’alphabet imprimé – se transforme. Que l’on y adhère ou pas, le changement de technologie transforme notre conscience et nous pousse vers une nouvelle forme d’organisation, au travers d’un nouveau rapport à l’information.
Nicolas Sarkozy s’étonne du fait que cette révolution soit sans drapeau : bien sûr qu’elle l’est ! Pourquoi ? Parce qu’elle exprime l’avènement de la communauté, de la collectivité, du monde tribal, de ce village global dont le système nerveux est l’Internet et qui est fondé sur l’interdépendance, la coexistence et l’unité. Comme l’a dit Mark Zuckerberg, PDG-fondateur de Facebook, Internet, c’est avant tout la capacité à se joindre et à partager dans le monde entier. C’est sur cette idée qu’il a fondé Facebook mais en y ajoutant deux ingrédients majeurs : la technologie et la psychologie, ses deux majeures à l’Université. Le résultat est le "Social design" qui fait aujourd’hui la vraie différence de Facebook. La tendance d’aujourd’hui et de demain est de former une grande communauté. Le mouvement a ainsi démarré dans le cercle familial, puis englobé la sphère du business, et commence à atteindre le monde et les gouvernements.
Dans ce cadre, le drapeau est le symbole de l’ancien monde construit autour du concept de « nation » et fondé sur le principe de l’analyse, le monde de la fragmentation de la psyché (le message), créé sur la base de la culture écrite imprimée (le medium), qui a forgé notre conscience depuis 6 siècles, en opposition désormais à une grande communauté globale.
Cette révolution qui estompe les frontières locales au profit d’un monde globalisé touche évidemment fortement le monde économique. Hiroshi Mikitani, de Rakuten, exprime précisément ce contraste entre le marché très domestique et traditionnel japonais, face à la globalisation de Rakuten. Xavier Niel, fondateur d’Illiad, et Niklas Zennström, fondateur de Skype, ont exprimé cette phénoménale transformation, où les acteurs qui restent régionaux sont les perdants. McLuhan aurait sans doute appelé ce forum « electrified G8 ». Ce qu’il dit en fait, c’est que l’effet cognitif de la technologie induit un changement de perspective dans la conscience des hommes : parce que la technologie change, notre perspective aussi. Je rejoins le fondateur de Facebook quand il évoque l’anxiété des acteurs économiques et politiques face à ces phénomènes. En effet, les implications sur notre organisation du monde seront bouleversantes et terrorisent nos gouvernements, peut-être à raison, car sommes-nous bien préparés à cette unité universelle où chaque événement affecte l’ensemble de l’humanité à tout moment ? Et lorsque Maurice Levy demande à Mark Zuckerberg : « quel est le message que vous allez passer aux chefs d’Etat du G8 », ma réponse serait empruntée à McLuhan : le message, c’est le medium !
Compario et Logica s’allient pour apporter une solution de Commerce Connecté clé en main aux sites e-marchands
Publié par : Pascal Podvin le 19 mai.11
Compario, éditeur de solutions de Commerce Connecté, et Logica France, entreprise du service en business et technologie, scellent un partenariat pour apporter au marché une solution de commerce connecté clé en main permettant aux e-marchands de faciliter la gestion de leur catalogue en ligne, d’optimiser le merchandising de leurs produits et de développer une stratégie multi-canal cohérente.
« Fort de notre présence sur le secteur de la distribution, nous avons choisi la solution Compario en raison de sa couverture fonctionnelle très large, sa souplesse pour adresser les besoins des clients, ses capacités d’intégration dans les systèmes d’information existants et ses fonctionnalités de gestion, commente Christophe Malghem, Senior Manager, chez Logica Business Consulting. Ce partenariat va nous permettre de répondre aux besoins de nos clients en matière d’e-merchandising. »
Logica France fournit des services de conseil, d’intégration de solutions et d’outsourcing sous un angle sectoriel. Compario apporte une solution de Commerce Connecté permettant aux e-marchands d’augmenter leur taux de conversion, d’optimiser le taux de rebond et d’augmenter leurs ventes.
« Logica nous apporte ses compétences sur des métiers à forte valeur ajoutée, commente Stéphane Vendramini, Directeur de la Stratégie Produit de Compario. Leur expertise dans la gestion des problématiques multicanal, leur capacité à mettre en œuvre les solutions Compario pour adresser des projets complexes multi-briques, ainsi que leur culture de multi-spécialistes en font un partenaire stratégique pour nous. »
Logica France est aujourd’hui partenaire certifié Compario : 4 consultants ont suivi une formation technique et fonctionnelle sur la solution. L’objectif est de développer le nombre de consultants formés à moyen terme, afin de faire évoluer cette offre vers d’autres secteurs d’activité, notamment la Banque et l’Assurance.
Pour Stéphane Vendramini ce partenariat est également vecteur d’ouverture vers l’international : « Logica est leader européen sur son spectre dans le conseil, l’intégration et l’outsourcing et ce partenariat s’inscrit dans la continuité de notre stratégie d’internationalisation. La tendance du marché confirme que le Commerce Connecté est aujourd’hui au cœur de la stratégie d’entreprise, et nous souhaitons renforcer notre positionnement d’experts de ce métier hors des frontières françaises. »
Milonga ouvre un nouveau magasin à Antibes
Publié par : Pascal Podvin le 11 mai.11
Notre client Milonga, leader en France de la vente d'instruments de musique, poursuit son expansion et ouvre un nouveau magasin à Antibes. L'ouverture de ce nouvel espace de 1500 m2 a eu lieu le 27 avril. Au programme des instruments de musique bien sûr, mais aussi une librairie musicale et des produits LifeSTYLE et une école de musique CAMPUS. Milonga Antibes, ça va faire du bruit !
http://www.milongamusic.com/F-3249-news/P-17729-milonga-ouvre-a-antibes!ca-va-faire-du-bruit!
Compario nomme Géraldine Teboul au poste de Directeur Marketing et Communication
Publié par : Pascal Podvin le 10 mai.11
Compario, éditeur de solutions Commerce Connecté, poursuit son développement et nomme Géraldine Teboul au poste de Directeur Marketing et Communication.
Géraldine Teboul possède plus de 15 années d’expérience dans le marketing et la communication avec une double expérience entreprise/agence. Avant de rejoindre Compario, Géraldine a occupé pendant 5 ans la fonction de Directeur Général France de l’agence de Communication stratégique Waggener Edstrom, où elle a accompagné de grandes entreprises dans leur stratégie de communication en France et à travers l’Europe. Géraldine a également été Responsable Marketing et Communication de Saratoga Systems, éditeur de logiciels CRM, de 1998 à 2000, avant de rejoindre Oast Communications, agence conseil en Marketing et Communication spécialisée dans les nouvelles technologies, de 2000 à 2003. Elle a également fondé et développé Bio2Baby, un site e-marchand à destination de la petite enfance.
Depuis février 2011, Géraldine Teboul a pris la Direction Marketing et Communication de Compario. Dans le cadre de ses fonctions Géraldine est chargée de définir et implémenter le plan Marketing de la société, ainsi que Communication media et digitale.
Titulaire d’un DESS de Commerce International de l’Université de Lille, Géraldine possède également un BBA (Bachelor in Business Administration), et est diplômée de l’EPSCI, Groupe ESSEC.
« Nous sommes ravis d’accueillir Géraldine au sein de nos équipes Compario, déclare Pascal Podvin, CEO de Compario. Géraldine travaillera avec moi sur la stratégie de développement de Compario, en prenant plus particulièrement en charge les aspects marketing et communication. Sa nomination vient renforcer les équipes de Compario, et soutient notre développement actif sur le marché français. »
Le Web sémantique: un enjeu majeur du Web?
Publié par : Pascal Podvin le 6 mai.11
Je souhaiterais rebondir sur cet excellent article de Pierre Matuchet, le DG de VSC Technologies (voyages-sncf.com). Ce que dit Pierre fort justement, c’est que le Web sémantique devient un enjeu majeur du Web, permettant une gestion plus agile du catalogue et du merchandising. Toutefois, il ne mentionne pas un point qui me parait capital et qui change selon moi la nature profonde de l’interaction du monde avec les sites internet : la démocratisation du web sémantique s’accompagne d’un appauvrissement significatif du mot et d’une montée en puissance de modes de navigation plus intuitifs comme la navigation par forme ou par couleur, le mode multi-touch ou l’on navigue avec le doigt, la reconnaissance vocale … Ce phénomène touche peut-être davantage les produits tangibles que les services … Il n’en reste pas moins que nous entrons dans un ère post-Gutenberg, dans le sens où non seulement le mot imprimé perd de son importance, mais le mot lui-même se dévalorise au profits de modes d’expression plus expéditifs. D’où l’importance pour les marchands d’engrosser ce mot, devenu pauvre, avec du signifiant typé, afin de pouvoir l’associer à des produits pertinents.








